En 1816, Heinrich Stölzel (1777-1844) et Friedrich Blümel inventèrent le système mécanique de la valve (ou piston) et déposèrent un brevet pour 10 ans. A ses débuts, ce système mécanique produisait des bruits inopportuns (compression/dépression de l'air). Le système de pistons viennois réduisit nettement ce phénomène de compression : il y avait 2 pistons pour chaque déviation du circuit d'air. En 1839 François Perinet devellopa son propre système de piston. Mais quel que soit le système mécanique utilisé, Stölzel, Perrinet, berlinois, ou viennois (double piston) le piston est un 'interrupteur' qui permet de modifier la longueur de l'instrument en dérivant l'air dans des tubes de longueurs différentes.

Dans les premiers temps de l'utilisation du cor à pistons, les cornistes utilisaient ces instruments comme des cors naturels (en maintenant appuyer une combinaison de pistons selon la tonalité et en bouchant plus ou moins le pavillon selon les notes), et c'est plus tard qu'il s'aperçurent des possibilités chromatique de cet instrument (en appuyant ou relâchant les pistons selon chaque notes)
Malgré l'invention du cor à pistons certains cornistes persistèrent à n'utiliser que le cor à tons de rechange durant les premières décennies de l'époque romantique (1830 - 1914). Certains compositeurs écrivirent toujours pour le cor simple tandis que d'autres écrivirent pour le cor à pistons. Dans certains orchestres il y avait des cornistes utilisant les pistons et d'autres la technique de la main droite...Certaines œuvres symphoniques furent écrites pour 2 cors simple et 2 cors à pistons...
L' opéra 'La Juive' de Jules Halévy(1799-1862) est très certainement la première œuvre symphonique comprenant des cors à pistons : Cet opéra a été écrit pour 2 cors simple et 2 cors à pistons.
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Certains facteurs d'instrument inventèrent le 'cor sauterelle' : C'était un cor avec lequel on pouvait jouer soit uniquement avec la technique de la main droite (sans les pistons) soit en utilisant les pistons (on rajoutait alors les pistons, un peu comme quand on change de ton de rechange). |
| En France, il y avait deux types de cor à pistons : Le cor ascendant et le cor descendant. La différence entre ces deux types est que lorsque l'on appuyait sur le troisième piston sur un cor ascendant, le circuit d'air se raccourcissait tandis que sur un cor descendant, le circuit d'air s'allongeait. Couesnon fabriqua même un cor descendant/ascendant : pour passer de l'un à l'autre, il suffisait de changer la coulisse du troisième piston ainsi que le piston lui même. Le cor ascendant est plus facile à jouer dans l'aigu mais ne permettait pas de jouer toutes les notes chromatiques. De nos jours seul le système descendant est utilisé. |
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L' évolution soudaine du cor bouleversa le monde des cornistes et des compositeurs : En 1843 Hector Berlioz, dans " Grand Traité d'instrumentation et d' orchestration modernes " écrivit :
« ... plusieurs compositeurs se montrent hostiles à ce nouvel instrument ( cor à pistons ) parce que, depuis son introduction dans les orchestres, certains cornistes employant les pistons pour jouer des parties de Cor ordinaire ( cors naturels ) trouvent plus commode de produire en sons ouverts par ce mécanisme, les notes bouchées écrites avec intention par l'auteur . Ceci est en effet un abus dangereux ; mais c'est aux chefs d'orchestre à en empêcher la propagation, et il ne faut pas perdre de vue en outre que le Cor à pistons entre les mains d'un artiste habile peut rendre tous les sons bouchés du Cor ordinaire et plus encore, puisqu'il pourrait exécuter toute la gamme sans employer une seule note ouverte ...Wagner considérait le cor à pistons dans un premier temps comme un moyen de changer rapidement de ton de rechange (en jouant des sons ouverts ou bouchés et en maintenant appuyer certains pistons selon la tonalité) et non comme un instrument chromatique. Tandis que Schumann utilisa le cor à pistons immédiatement comme un instrument chromatique et sans la technique de bouchage de la main droite.
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Vers 1830 fut inventé en Allemagne le 'piston rotatif'. Ce système mécanique équipa alors la plupart des cors de fabrication allemande vers la fin du XIXème siècle, tandis que c'est le piston Perrinet qui s'imposa en France et en angleterre. | ![]() |
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| Cor double compensé à pistons rotatifs |
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Le cor double a été élaboré vers 1800 par Edmund Gumpert et Fritz Kruspe. C'est ce que l'on appelle maintenant le 'cor double à compensation'. On rajouta alors un 4ème piston. Sur la plus part de ces modèles, quand ce piston est appuyé, l'instrument produis les sons de la série harmonique de Sib (Sib, Sib, Fa, Sib, Re, Fa, Lab, Sib, etc...) ; les 3 autres pistons modifient la longeur de l'instrument et permettent de produire les séries harmonique de La, Lab, Sol, Solb, Fa, Mi. (sur un cor descendant). Quand le 4ème piston est relâché l'instrument produit alors les sons de la série harmonique de FA ; les 3 autres pistons modifient la longueur de l'instrument et permettent de produire les series harmonique de Mi, Mib, Re, Reb, Do, Si. (sur un cor descendant). On obtient ainsi toutes les notes chromatiques sur une tessiture de 4 octaves : |

Dans ce type d'instrument, il y a en réalité deux cors : un cor en FA et un cor en Sib. Le 4ème piston permettant de passer de l'un à l'autre. Il y a donc deux circuits d'air d'instincts et donc 6 tubes additionnels (coulisses pour les 3 autres pistons).C'est ce type de cor d'harmonie qui est utilisé actuellement dans la plus part des orchestres.
Certains cornistes utilisent à l'heure actuelle des cors triple FA, Sib, FA aigu. C'est le même principe qu'un cor double : Les facteurs d'instrument on rajoutés un cor en FA aigu pour permettre au corniste de jouer avec plus de précision dans l'aigu et sur-aigu (la longueur de l'instrument est plus courte,...,voir série harmonique)